État de choc à Minneapolis : Une fillette de 2 ans détenue par l'ICE lors d'une opération fédérale.

 


L’arrestation brutale d'une fillette de deux ans et de son père par les services de l'immigration (ICE) a provoqué une vague d'indignation aux États-Unis ce jeudi 22 janvier 2026. 

Alors qu’ils rentraient de faire des courses, le père et l'enfant ont été appréhendés dans leur propre allée, illustrant le durcissement extrême de la politique migratoire sous l'administration Trump.

Le jeudi 22 janvier 2026, la ville de Minneapolis est devenue le théâtre d'une scène qui indigne les défenseurs des droits humains et la classe politique locale. Elvis Joel Tipan Echeverria, un ressortissant équatorien, et sa fille de deux ans ont été interpellés par des agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) alors qu'ils revenaient d'une épicerie locale. 


Cette arrestation, marquée par l'absence de mandat et l'utilisation de méthodes musclées, s'inscrit dans le cadre de l'opération fédérale « Metro Surge », visant à intensifier les expulsions à travers le pays.


Le récit d'une arrestation controversée.


Selon les récits de la famille et des avocats, l'incident a débuté vers 13h00 dans le quartier de Powderhorn Park. Les agents fédéraux auraient suivi le véhicule d'Echeverria jusque dans son allée privée. 


Sans présenter de mandat judiciaire, un agent aurait brisé la vitre de la voiture alors que la fillette se trouvait encore à l'intérieur, selon le témoignage de l'avocate Kira Kelley.


Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) justifie l'intervention en affirmant qu'Echeverria est un immigrant ayant réintégré illégalement le territoire après une précédente expulsion. 


Les autorités ont également allégué qu'il conduisait de manière erratique. Cependant, les avocats de la défense soulignent que la famille avait une demande d'asile en cours et ne faisait l'objet d'aucun ordre d'expulsion final.


« L'horreur est véritablement inimaginable. La dépravation de tout cela dépasse les mots », a déclaré Irina Vaynerman, l'une des avocates de la famille.


Escalade judiciaire et transfert vers le Texas.


Malgré une ordonnance d'urgence rendue par un juge fédéral à 20h10 le soir même, exigeant la libération immédiate de la fillette en raison du « risque de préjudice irréparable », les autorités de l'ICE ont choisi d'ignorer temporairement la directive. 


Le père et l'enfant ont été placés sur un vol commercial à destination d'un centre de détention au Texas, à plus de 1 500 kilomètres de chez eux.



Ce n'est qu'après une forte pression médiatique et judiciaire que la fillette a finalement été ramenée dans le Minnesota le vendredi soir pour être confiée à sa mère. Le père, quant à lui, reste détenu en vue d'une procédure d'expulsion.


Cet incident n'est pas isolé : il intervient quelques jours seulement après l'arrestation d'un autre enfant de 5 ans, Liam Ramos, dans des circonstances similaires à Minneapolis. 


Ces méthodes, qualifiées de « tactiques d'appât » par certains élus, ont déclenché des manifestations massives et des appels à la grève sous le mot d'ordre « Pas de travail, pas d'école, pas de shopping ». 


Alors que l'administration Trump affirme cibler les criminels, la détention de jeunes enfants nés ou ayant grandi sur le sol américain ravive le débat sur la moralité et la légalité des séparations familiales.


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