Crise en Haïti : Le compte à rebours est lancé, la CARICOM sonne la fin de la transition pour le 7 février.

Entre échec de mission et scandales de corruption, le CPT  est sous pression.

À seulement 27 jours de la date butoir du 7 février 2026, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) sort de son silence. 

Dans une note officielle, le Groupe des Éminentes Personnalités (GEP) rappelle aux membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) que leur mandat arrive irrémédiablement à son terme, alors que le pays s'enfonce dans une impasse politique et sécuritaire.

L'étau se resserre autour du Conseil Présidentiel de Transition. Selon une information rapportée par Radio Télé Métronome ce vendredi 9 janvier, la CARICOM a formellement rappelé aux conseillers présidentiels que leur mission doit prendre fin le 7 février 2026. 


Cette date, inscrite dans l'accord initial ayant instauré le CPT, marque la limite légale pour le transfert du pouvoir à des autorités élues.

Un constat d'échec accablant

Après plus de 21 mois au pouvoir, le bilan du CPT est jugé sévèrement. La CARICOM, qui avait pourtant parrainé la mise en place de cette structure, évite désormais soigneusement de faire appel au Conseil dans sa dernière communication. 


Le Groupe des Éminentes Personnalités, composé des anciens Premiers ministres Kenny Anthony, Perry Christie et Bruce Golding, exprime sa profonde inquiétude face à la « tardivité » des acteurs politiques à s'entendre sur une alternative consensuelle.


Sur le terrain, les objectifs majeurs de la transition  le rétablissement de la sécurité et l'organisation d'élections  n'ont pas été atteints. 


La persistance de la violence des gangs et l'absence de calendrier électoral crédible laissent présager un « vide politique » dangereux au-delà du 7 février.


Corruption et tentatives de déstabilisation interne

Le climat politique est d'autant plus délétère que le CPT est miné par des scandales internes. 


La note de la CARICOM intervient seulement deux jours après qu'un plan visant à renverser la présidence du Conseil a été déjoué par la communauté internationale. 


Ce complot aurait été orchestré par certains conseillers, avec à leur tête Smith Augustin.

Ce dernier, déjà inculpé pour corruption dans l'affaire de la Banque Nationale de Crédit (BNC), se retrouve au centre des critiques. 


Malgré les appels à sa démission, il continue de plaider pour une « solution haïtienne », tout en évoquant des options de prolongation de mandat ou de remaniement, des pistes que la CARICOM semble aujourd'hui fermement écarter.

L'urgence d'un accord national.

Face à l'imminence de la fin du mandat, la CARICOM appelle d'urgence les acteurs politiques et la société civile à conclure un accord avant la date fatidique. 


L'objectif est d'éviter une vacance totale du pouvoir qui pourrait aggraver le chaos sécuritaire.

« Le compte à rebours est lancé », souligne Radio Télé Métronome.


 À moins d'un mois de l'échéance, la pression internationale s'intensifie pour forcer un consensus de dernière minute, tandis que la population haïtienne attend toujours les signes d'une stabilité promise qui semble, chaque jour, s'éloigner davantage.


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